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JERRY GOLDSMITH DR. 1997

POTOGRAPHIÉ PAR RUDY KOPPL

SOUNDTRACK /LUC VAN DE VEN

ANALYSE DU SCORE

VARESE SARABANDE RECORDS

LES INCONTOURNABLES DE

JERRY GOLDSMITH

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ESCAPE FROM

PLANET OF THE APES

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RETOUR INATTENDU DE JERRY GOLDSMITH DANS L'UNIVERS DES SINGES AVEC CE TROISIÈME OPUS. UNE MUSIQUE RYTHMIQUE, DANS L'ÈRE DU TEMPS, SIMIESQUE, COMPLEXE ET TRÈS EFFICACE 

DON TAYLOR AUX COMMANDES

Une partition mythique et typique des scores de Goldsmith  des années 70. Efficace, plaisante et particulièrement dramatique, elle figure parmi  les œuvres phares du compositeur, comme le premier opus.

 

 

 

 

 

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Goldsmisimiesquement votre ! 

Nouvelle analyse ! Quentin Billard  et Pascal dupont

 

Point culminant de l'oeuvre de Jerry Goldsmith, ce score boudé par certains, adoré par d'autres, fut longtemps tombé dans l'oubli certainement du à l'échec du film de Don Taylor. 

La musique de « Escape from the Planet of the Apes » est bien différente mais aussi intéressante que celle du premier volet, tout en s’affirmant dans le continuum logique de la créativité de son auteur. Evoluant dans ce contexte simiesque avec autant de passion et d'inspiration, Jerry Goldsmith s'implique profondément dans cette œuvre d'apparence mineur mais fait preuve une nouvelle fois d’une grande inventivité.


Comme il le disait souvent « une émotion de la veille est ressentie différemment le lendemain ». Les deux scores de l’univers des « singes » sont ainsi très représentatifs de l'état d'esprit du maestro californien !
Choix commercial ou émotionnel, nous ne savons pas réellement aujourd’hui comment Jerry Goldsmith se retrouva à la création de la musique de ce troisième opus de la saga « Planet of the Apes », sachant qu'il avait déjà décliné la conception du score de la première séquelle. 

Le maestro prouva avec cette musique qu'il n'avait pas encore épuisé toutes ses idées musicales simiesques, avec cette expérience unique qui lui permis même d'élargir une fois de plus sa palette musicale et d'améliorer un style déjà très efficace à cette époque.

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Composée au début 1971, cette œuvre qui a bonifié avec le temps est aujourd'hui considérée comme l'une des plus efficace et inventives de Jerry Goldsmith. Certainement plus datée que la musique du premier film de Franklin J. Schaffner (1968) de par ses accents stylistiques très connotés, cette nouvelle partition possède néanmoins un charme indéniable et recèle une inventivité rare typique du maître dans sa période « seventies ». Un score enterré depuis quelques années et trop rarement cité par les critiques de musiques de films. 


En 1970, l'annonce de la mise en chantier d'une suite au film de Schaffner et l'élaboration d'un nouveau score ne convenait pas au talentueux compositeur, ce dernier considérant qu'il avait déjà fait le tour du sujet sur « Planet of the Apes ». La tâche s'avérait donc extrêmement difficile pour tout musicien qui allait lui succéder, tant au niveau des idées que dans le domaine du savoir-faire musical. Goldsmith délaisse ainsi le projet de " The Secret" qui sera confié en finalité à Leonard Rosenman et se concentre sur la composition du score du nouveau film de Franklin J. Schaffner : « Patton ».

Bien curieusement, le nom de Jerry Goldsmith réapparu un an plus tard au générique du troisième opus que réalise Don Taylor : « Escape from the Planet of the Apes ».

Ce volet à part de cet univers se situant à notre époque (1970), s'avère distrayant, destiné essentiellement aux fans de la saga mais non dépourvu de rebondissements et d'action et qui permis au maestro Jerry Goldsmith de trouver de nouveau matière à s'exprimer dans la partie musicale.

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Un retour sur terre palpitant...

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Troisième épisode donné aux cinq volets de la saga de 'Planet of The Apes' (La Planète des Singes, le premier film de Franklin J.Schaffner restant indiscutablement le meilleur de la série), 'Escape from The Planet of The Apes' (Les Evadés de la planète des singes) est la suite de 'Beneath The Planet of The Apes' (1970). Dans ce troisième épisode réalisé cette fois ci par Don Taylor, trois évadés de la planète des singes ont fuit la terre après la guerre nucléaire pour revenir sur terre au 20ème siècle, alors même que la race humaine domine encore la terre. Cornelius, Zira et le docteur Milo sont recueillis par des militaires puis emmenés dans un zoo où ils rentreront en contact avec le Dr. Lewis Dixon (Bradford Dillman) et son assistante Stephanie (Natalie Trundy) qui resteront totalement abasourdi par l'incroyable découverte à laquelle ils font face : ces trois 'singes' sont doués de parole et se comportent comme des humains avec le même niveau d'intelligence et des facultés similaires. Pour Lewis, le mystère est entier : comment des singes ont ils pu atteindre un tel degrés d'intelligence égalant aisément celui des humains ? Après la mort accidentelle du docteur Milo, les deux scientifiques humains devront répondre aux questions de la commission d'enquête qui statuera ensuite sur leur sort.

Malgré la réticence du Dr. Otto Hasslein (Eric Braeden) qui considère que ces deux individus sont une menace probable pour l'avenir de l’humanité, Cornelius et Zira sont montrés au public et vivront alors confortablement dans leur nouvelle ville entre petits séjours à l'hôtel et visite de musée. Mais Hasslein n'en restera pas là : après avoir interrogé de force Zira, le docteur découvrira tout ce qui arrivera dans le futur : la conquête de la terre par les singes, une évolution fulgurante pour la race simiesque, l’humanité réduite à l’esclavage et dépossédé de l’usage de la parole, les expériences médicales cruelles menées sur des hommes vivants pour contribuer à la recherche et la science, et enfin, last but not least : la destruction totale de la terre en l'an 3955. Hasslein décide alors de supprimer les deux singes et ce malgré le refus du président des Etats-Unis lui même. Mais Lewis et Stephanie ne le laisseront pas faire et aideront le couple de chimpanzés à quitter la base militaire où ils sont retenus prisonniers pour les mettre à l’abri des hommes d’Hasslein. La chasse commence alors et finira inexorablement dans un bain de sang.

Entre temps, Zira a accouché d'un bébé chimpanzé nommé Milo (en mémoire du Dr. Milo), un personnage important puisqu'il deviendra par la suite l'un des responsables de la conquête de la terre par les singes. Alors, que penser de ce troisième épisode au final ? Les effets spéciaux sont assez navrants (dans la scène du zoo, on voit très clairement que le gorille est un type déguisé avec un costume de gorille. Quelle honte de faire des effets spéciaux pareil quand on a 2,5 millions de dollars de budget, même pour une production de 1971 !) et la mise en scène est passe-partout et totalement quelconque. De plus, on perd ici tout ce qui faisait le charme des deux premiers épisodes puisque l'histoire se déroule cette fois-ci sur notre bonne vieille terre du 20ème siècle, le film de Don Taylor n'ayant finalement plus rien à voir avec celui de Schaffner ou de Ted Post, et ce même si l'on reste dans la continuité des deux premières histoires. Pour certains, 'Escape from The Planet of The Apes' est le film qui se rapproche le plus de l'esprit d'origine du roman de Pierre Boulle. Pour d'autre, le film est un navet assez mal pensé. A vous de choisir !

 

Un début peu commun...

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Jerry Goldsmith revient finalement une dernière fois dans l'univers de 'The Planet of The Apes' après avoir composé un score avant-gardiste grandement mémorable pour le premier épisode de 1968. Mais ceux qui s'attendaient à ce que le compositeur renoue avec l'exploit du premier score seront ici assez déçu : le score de 'Escape from The Planet of The Apes' délaisse l'écriture instrumentale moderne à la Varèse/Schoenberg pour se concentrer cette fois sur un style plutôt tendance pop/disco années 70. Néanmoins, Goldsmith a l’intelligence de ne pas oublier les racines de sa musique de 1968 en livrant quelques mesures dissonantes et expérimentales comme il savait si bien le faire, une sorte de compromis entre un style pop 70’s urbain et la noirceur plus intellectuelle du premier score pour Schaffner.

Autant le premier score initial de 1968 réussissait à franchir l’épreuve du temps de par son côté expérimental, intellectualisé et savamment recherché, autant ce second épisode n'a plus rien à voir avec le style abstrait et complexe du premier opus et reste beaucoup plus terre-à-terre, mais aussi plus conventionnel et 'easy listening' pour l’époque.

 

Pour capter rapidement l'attention du public, le film démarre sans musique avec la séquence de l'amarrage de l'USS ICARUS, la navette spatiale de Taylor. Dans cette séquence particulièrement bien agencée, les bruits de fonds, d'hélicoptère, bruit de vague et ambiance naturelle dominent. Enfin accostée, la porte s'ouvre laissant apparaitre trois cosmonautes. Enfin sur le sable ils retirent leur casque...  

La musique démarre brutalement. Surprise pour le téléspectateur de découvrir ces astronautes peu communs et pour les singes de débarquer sur terre en 1971... 

Goldsmith aborde musicalement le film avec un générique dans l'ère dut temps, époustouflant de créativité et d'une complexité d'écriture comme on n'a peu entendu au cinéma, dans lequel il combine, en alternance, plusieurs strates rythmiques s'enchevêtrant de façon miraculeuse.

Un véritable travail d'orfèvrerie  musical, digne de son auteur; certainement l'un des plus mémorables génériques que Jerry Goldsmith ait conçu de toute sa carrière.  

 

l' ouverture démarre au son d'un thème très rythmé par les cordes/cors avec une rythmique de batterie pop 70’s tout à fait caractéristique de cette partition (on retrouvera ces rythmes de batterie jusqu'à la fin du score), un thème de guitare électrique très 'seventies' (on pense à certaines de ses musiques western d'époque), un riff groovy de basse et une section de xylophones rythmique syncopé inspirée très nettement de Bela Bartok (et qui rappelle la partition de « The Satan Bug »), tandis que la mélodie principale A est développée ici par les violoncelles et les cors dès 0:31 dans un registre plus grave et légèrement dramatique, la rythmique reflétant un sentiment d’urgence et d’action, on a l’impression d’entendre les musiques que Goldsmith écrivait à l’époque pour certains téléfilms policiers.

Ce thème agité, dynamique et syncopé annonce déjà le côté à la fois sombre et  tendu du film, alors que l'on aperçoit les trois singes arriver à la base militaire au tout début du film. A noter qu’une mélodie B apparaît à 0:56 à la guitare de manière plus mélodique évoquant la civilisation humaine du 20ème siècle. Fidèle à son goût pour l’expérimentation, Goldsmith inclut ici une instrumentation exotique notamment dans l’emploi de steel bands tropicaux, d’un sitar indien et d’un orgue électrique.

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La première partie du score décrit la nouvelle vie de Cornelius et Zira dans ce monde humain du 20ème siècle comme on pourra par exemple le découvrir dans la scène à l'hôtel où les deux compères porteront de nouveaux vêtements et côtoieront des gens de la haute société. Bref, ils se transforment à leur tour en humain, et pour accompagner leurs nouvelles activités quotidiennes, Jerry Goldsmith utilise un morceau d'ambiance pop 70 avec un thème mélodique fort sympa (« Shopping Spree ») au piano, une guitare, une guitare basse et un rythme de batterie, une autre guitare groovy très 'seventies' sans oublier l'utilisation d'une flûte et d'un orgue conférant à la musique cette connotation très « seventies ».

 

Ce style musical plus facile d’accès était tout bonnement impensable dans le premier score écrit par Goldsmith pour le film de Franklin J. Schaffner et l'on sent bien ici que les exigences du réalisateur ont été nettement moins audacieuses que sur le premier film mais imposé en même temps par le scénario de ce nouvel épisode. Après avoir développé ces passages easy listening dans un style pop insouciant des années 70, la musique va considérablement s'assombrir pour décrire le côté nettement plus sombre et violent du film et de l'histoire.

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Reprenant des éléments exotiques et expérimentaux de « Planet of the Apes », Goldsmith fait allusion dès « The Zoo » à ces sonorités bien connues du monde des singes repris du film de 68 : sonorités électroniques en échoplex, effet de « wooble » aigu crée sur synthétiseur (probablement le son le plus représentatif de « Planet of the Apes »), percussions exotiques diverses, le tout accompagné de quelques notes de sitar et d’une batterie funky 70’s. L’idée clé de cette partition est de proposer une judicieuse fusion entre l’expérimentation du premier film et des singes et le style pop moderne et plus reconnaissable pour les humains. Jerry Goldsmith utilise par la suite l'orchestre symphonique habituel avec quelques vagues sonorités issues du premier score.

Dans « The Gorilla Attack », Goldsmith illustre avec férocité et agressivité la séquence de l’attaque du gorille dans le zoo vers le début du film avec des effets de flatterzunge (roulements de la langue) des cuivres enragés reflétant la violence de l’attaque. Le compositeur fait des allusions ici au thème principal A au sitar à 0:23. Dans « I Like You », la musique devient plus pastorale, plus optimiste et romantique, Goldsmith dévoilant son thème romantique à travers un mélange de flûte, cordes, guitare sèche et harpe. Puis très vite, les dissonances et les effets d’échoplex viennent envahir la musique comme pour rappeler la menace qui pèse sur Zira et Cornelius, sans oublier ces étranges rythmes martiaux qui conclut brusquement le morceau.

 

La musique tourne alors au cauchemar pour la séquence de l'interrogatoire de Zira (avec des effets de cordes plus sombres et menaçants) et se prolonge dans l'action pour la scène où Zira et Cornelius s'échappent de la base militaire. « A Little History » met l’accent sur les effets d’échoplex, les dissonances de flûtes et d’étranges sonorités électroniques caverneuses et angoissantes. On retrouve clairement ici la noirceur des parties les plus sombres de « Planet of the Apes », largement développée dans l’ahurissant « Interrogation » pour la scène de l’interrogatoire violent de Zira.

La musique devient ici quasi surréaliste, avec son mélange de sonorités caverneuses qui rappellent par moment les expérimentations macabres de « The Mephisto Waltz » (1971) que composera Goldsmith la même année. « Interrogation » nous plonge cette fois dans une atmosphère dissonante et résolument avant-gardiste d’une noirceur absolue – à noter ici l’emploi des bols à eau et du sitar -  probablement le morceau le plus impressionnant de toute la partition de « Escape from the Planet of the Apes » (dommage que l’enregistrement soit d’assez mauvaise qualité) qui annonce très clairement la future partition de « Alien » (1979).

Il règne ensuite une certaine mélancolie apaisée dans « Labor Pains » lorsque l’on découvre que Zira est enceinte, scène illustrée avec délicatesse par un mélange de flûtes, harpe et guitare, très vite  rattrapées par les dissonances menaçantes liées à Hasslein et ses hommes. On retrouve alors le grand Goldsmith de l'action avec son style années 70 pur et un orchestre virtuose et déchaîné dans « Breakout » pour l’évasion de la prison militaire dans la dernière partie du fil . C'est avec une certaine agressivité et une vélocité orchestrale impressionnante que le compositeur décrit cette scène d'évasion qui va se conclure sous la forme d'une grande 'chasse aux singes'. Dans « The Labor Continues », Goldsmith reprend le thème principal

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A sous sa forme action pour un passage d’action d’une complexité incroyable qui annonce déjà les grandes partitions d’action que Goldsmith écrira dans les années à venir. Cornelius et Zira se retrouvent alors traqués par les militaires du Dr. Otto Hasslein. Goldsmith saisit l’occasion pour développer davantage ses orchestrations inventives et ses nombreux effets instrumentaux en tout genre (tout en conservant les rythmiques très 'seventies') pour décrira les scènes de traque finale, allant même jusqu’à reprendre une section du « Main Titles » dans « The Hitchhiker » qui côtoie une atmosphère de suspense glauque assez saisissant.

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Le Love Theme est repris dans « Mother and Child » pour la naissance du petit Milo où la musique devient plus chaleureuse et insouciante. Mais la traque n’est pas terminée, et la section qui débute à 2:15 nous ramène dans le suspense avec ses effets instrumentaux, ses riffs de basse et sa guitare 70’s. Goldsmith fait même allusion au thème B à 2:31 cette fois-ci repris par des flûtes.

Enfin, la traque touche à sa fin dans l’impressionnant « The Hunt », 4 minutes de suspense pur qui annonce là aussi les scores thriller des années à venir : on retrouve ici des éléments et des sonorités que Goldsmith reprendra et développera davantage dans « The don is dead », « Logan’s Run » ou « The Swarm » et « Outland » avec notamment l’emploi caractéristique d’un piano martelé dans le grave, une constante dans les partitions thriller du compositeur. La traque se termine de manière violente, tragique et brutale dans « Final Chapter and End Credits » avec ses cuivres agressifs et sans compromis.

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Photo film Twentieth Century Fox Pictures 1970 © DR

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Conclusion

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« Escape from the Planet of the Apes » s’avère être au final une partition intéressante possédant ses  propres arguments mais à l'instar du film de Rod Taylor, le score peut décevoir de par ses facilités stylistiques et a bien du mal à à soutenir la comparaison avec le chef d'oeuvre originel du maestro. Néanmoins, que l’on ne s’y trompe, la seconde partition de Jerry Goldsmith pour ce troisième épisode de la saga des « Planet of the Apes » est un score solide contenant son lot de surprises, d’expérimentation musicale et de fusion stylistique fort intéressante bien que très datée et largement ancrée dans son époque (les années 70). 

La partition apporte une ambiance particulière au film de Don Taylor même si l’on regrette un peu le fait que le maestro ait pris beaucoup moins de risque sur ce troisième épisode. L’enregistrement intégral de la partition parue chez Varèse Sarabande en 2009 nous permet enfin de réajuster notre avis et de redécouvrir ce score dans son entièreté afin de l’apprécier à sa juste valeur, car la musique de « Escape from the Planet of the Apes » semble finalement avoir bien plus de chose à nous offrir qu’elle n’y paraît !

La musique joue un rôle primordiale dans le film, l'architecture sonore omniprésente est riche. Pour ce petit score, Goldsmith n'hésite pas à écrire une multitude de thèmes. Habilement le compositeur souligne l'action mais l'anticipe aussi. Une grande partie des thèmes démarrent avant les scènes en annonçant clairement les faits et gestes des singes.

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Pop rock, jazzy, funky, ambiant, dramatique, tragique, tendre, magique, mystérieux, il est incroyable ce score ! On a du mal à imaginer une telle richesse musicale sur un aussi petit film.

Par sa musique, Jerry Goldsmith emmène le téléspectateur avec verve et créativité dans l'action et vers la tragédie finale qui verra la fin de Cornélius et de Zira...

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Toujours tonal et enrichi d'ambiances sonores mystérieuses, le score de « Escape from the Planet of the Apes » demeure passionnant de bout en bout. A l'époque du road-movie et du jazz au cinéma, Jerry Goldsmith revient en force sur ce troisième volet qui ne l'attirait pas particulièrement au départ mais sur lequel il finit par s’épanouir musicalement parlant !

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