top of page

L'ODYSSÉE  SONORE

Pere-et-fils-Cousteaujohn-scott.jpg

GÉNÉRATION

NATURE 

Cousteauscott.jpg

MASTER &

COMMANDER

THE WORLD OF JACQUES COUSTEAU

L'ODYSSÉE D'UN HOMME DE LA NATURE

ET D'UN COMPOSITEUR

LE COMPOSITEUR IDÉAL 

POUR DES AVENTURES 

exceptionnelles

En 1973, John Scott travaille avec Ted Kotcheff sur un western à la trame inhabituelle BILLY TWO HATS avec Gregory Peck. Cette même année, c’est le Baron Hugo van Lawick, Jane Goodall, son épouse et la firme Métromédia qui font appel au musicien britannique pour écrire la musique d’un documentaire présentant une race particulière de chiens sauvages d’Afrique. C’est lors des séances de montage/musique de ce film, WILD DOGS OF AFRICA que John Scott est mis en relation avec la Fondation Cousteau. Il est aussitôt mis à l’épreuve sur un film dénonçant la pollution des océans TIME BOMB AT 50 FATHOMS. Malgré un sujet sombre et dramatique, John séduit son principal commanditaire : Jacques-Yves Cousteau.

 

A cette époque, le célèbre commandant au bonnet rouge travaillait avec de bons compositeurs de musiques de films, (Kenyon Hopkins, Lalo Schifrin, Elmer Bernstein, Walter Scharf et bien d’autres…) ce qui permettait de donner à son odyssée filmée, une dimension épique, dramatique et souvent tragique. Effectivement, depuis 1972, c’est le compositeur New-Yorkais Walter Scharf qui signa les grandes lignes musicales de l’univers de Jacques Yves Cousteau correspondant à une série bien connue de tous :  

 

© 2020  PHOTOS  -  DR - .All rights reserved 

L’ODYSSEE SOUS-MARINE DU COMMANDANT COUSTEAU.

 

 

En 1977, John Scott entre dans le cercle très fermé des compositeurs du Commandant et devient, le temps de quelques films, le musicien attitré de la fondation. Sept ans plus tard, Cousteau poursuit son travail d’explorateur avec une autre série intitulée :

COUSTEAU A LA RE-DECOUVERTE DU MONDE

et avec en appui majeur : un excellent musicien. Succédant à Georges Delerue, qui venait d’écrire le score du TESTAMENT DE L’ILE DE PAQUES en 1978, John Scott largue les amarres avec l’équipe de la célèbre «Calipso» pour un film intitulé ULTIMATUM SOUS LA MER, racontant l’histoire du cargo Yougoslave Qavtat qui coula sous 90 mètres en emportant avec lui 300 tonnes de plomb hyper toxique. Le documentaire mettait l’accent sur le combat mené par le juge Maritati qui obligea les autorités italiennes à entreprendre la mission de récupération de la cargaison. S’en suivra un autre documentaire : LE SANG DE LA MER, filmé par Jean-Michel Cousteau, pour lequel John écrit un score remaquable, contrastée et riche d’émotion…

Concernant le concept musical de la série, John Scott crée une architecture homogène à partir de thèmes fédérateurs et divers leitmotivs qu’il arrange et développe au grès de l’action et des divers sujets abordés.

Une situation inattendue, lui qui voyait se renforcer son image de compositeur pour le grand écran, venait de démarrer un travail passionnant pour la télévision. Jacques Cousteau, homme ouvert à toutes idées nouvelles. Musicien dans l’âme, il jouait de l’accordéon et avait une réelle passion pour la musique. L’aventure et la mer rassemblent les deux hommes et les échanges sont faciles.

Lors des sessions d’enregistrement, John se retrouve le plus souvent face au Royal Philharmonic, orchestre renommé avec lequel il fit ses premiers pas en tant que soliste car la Fondation Cousteau entretient depuis longtemps d’excellents rapports avec ce dernier.  

© 2016  -  www.pompanon.fr - Terre de Dieu, Terres des Hommes. - 

Photos de Jean-Claude Pompanon "CAP HORN" et "Manchots du Magellan" 

avec son aimable sympathie et sa participation au site non officiel de John Scott

Une expérience enrichissante qui rassure John Scott concernant ses propres valeurs de compositeur de musique de film et aussi l’occasion pour lui de mettre au grand jour son style unique, qui, depuis des années, gagne en maturité. Exalté par cette collaboration, le musicien ne tarde pas à imposer pour cette série un style musical vif, des développements thématiques dynamiques, des envolées lyriques lumineuses quasi mystiques, des mélodies accrocheuses en contraste avec d’intrigantes dissonances, des solos menaçants…

Autant de solutions et de rebondissements qui permettent au compositeur de libérer toutes ses inspirations fertiles. Des contenus musicaux bien souvent riches et variés qui nous donnent régulièrement envie d’explorer le fond des mers, de jouer avec les poissons et les grands cétacés. Son lyrisme, à couper le souffle, nous fait apprécier chacune de ces découvertes. Incontestablement, l’émotion de John Scott transparaît dans sa musique, sa vision pour l’évasion et son amour pour la nature s’écoute, s’apprécie…

Très rapidement, les récompenses s’imposent. C’est pour le segment CAP HORN que le compositeur remporte l’Emmy Award, une œuvre très inspirée et poignante, transportée par un thème étincelant d’une rare beauté.

Les musiques des documentaires Cousteau ne se composent pas comme celles pour longs métrages dit John Scott, les histoires sont souvent très découpées et la musique y joue un rôle très différent. Elle sert à meubler des temps morts, créer une ambiance ou le plus souvent raccorder des plans entre eux. Elle n’a pas la même dimension dramatique que celle d’un film.

 

C’est une méthode de travail fort différente qui consiste ici à imaginer de la musique avec le scénariste, musicaliser des bribes de tournages et des séquences de commentaires du commandant Cousteau bien souvent enregistrées sur bandes. C’est également avec le monteur images que le compositeur décide des endroits où il pourra loger sa musique, en parallèle des voix off, des bruitages et des dialogues en prises directes. Une étape de perfectionnement importante donc pour John Scott et surtout la possibilité d’écrire en toute liberté en dirigeant des orchestres de grande qualité comme le Royal Philharmonic Orchestra, le Berlin Radio Concert Orchestra ou encore le Graunke Symphony Orchestra de Kurt Graunke. Dans l’histoire de la musique de film, peu de compositeurs ont su réaliser un tel challenge et construire en partie leur notoriété dans la catégorie « documentaire TV ».

 

DU GRAND LARGE AUX GRANDS LACS (STAIRWAY TO THE SEA), est une partition représentative du large potentiel créatif du musicien, avec une ouverture ample, puissante et rapide, à l’instar d’un générique de série télévisée.

Le style de John Scott y est déjà à son apogée. La magie musicale opère sans retenue et annonce clairement l’arrivée de GREYSTOKE (1984). Le lyrisme du musicien est alors à fleur de peau. Un pur joyau lyrique, définissant STAIRWAY comme l’une des plus belles réussites musicales de la série : brillant, tout simplement !

 

Le musicien appréciera pour sa part l’épisode CLIPPERTON : ÎLE DE LA SOLITUDE en 1981, CAP HORN et SANG CHAUD DANS LA MER en 1982, qu’il considère comme ses meilleures partitions pour cette série. La musique pour le PARC OCEANIQUE COUSTEAU est quant à elle particulièrement impressionnante et envoûtante. John Scott l’écrivit en 1989 à la demande de Jean Michel Cousteau pour l’inauguration du parc d’attractions de Paris. Le maestro composa ce score en peu de temps alors que le parc était encore en construction. Caractérisé par le thème de la grande baleine et interprété par de grandes orgues, donne une dimension quasi spirituelle à l’attraction. Œuvre musicale «pure» portée par une grande liberté d’inspiration, le génie du compositeur est bien là : un ensemble passionnant de bout en bout qui ne sauva malheureusement pas dans le temps, la vie de ce parc puisqu’il ferma définitivement ses portes en novembre 1992.

Pour aider la fondation et le parc, John Scott eu l’idée d’éditer un CD qui regroupait la totalité de l’œuvre.

L’album était disponible sur place dans la boutique du parc mais fut également distribué sur le marché musical du disque sous la marque JOS Records. En effet, à ce même moment, John Scott crée son propre label en 1989 pour éditer ce score mais aussi celui de WINTER PEOPLE (film de Ted Kotcheff), qui lui tenait beaucoup à cœur. Un label qui regroupe aujourd’hui une grande partie de ses œuvres.

 

C’est certainement sur la série des AMAZONES que le musicien bénéficia d’une plus grande liberté de création. La touche moderne que john Scott insuffle aux rythmes sud-américains combinés à l’orchestre symphonique apporte a chaque film un caractère «nouveau» particulièrement rafraîchissant et évocateur de ce continent. Jacques Cousteau adhéra totalement à cette idée.

Pour le musicien anglais, les rythmes des régions qui bordent l’Amazonie étaient très proches de nos rythmes modernes : cette démarche s’imposait donc d’elle-même ! Valorisés par un lyrisme exotique très aboutit, les documentaires AMAZONES forment un voyage musical unique et une approche stylistique inhabituelle à la série.

 

Restons admiratif du score que John Scott composa en deux semaines pour THE FIRST 75 YEARS, le film retraçant 40 années de découvertes et d’explorations sous-marines, un retour sur les grandes expéditions, la camaraderie de l’équipe, le danger des tournages, mais aussi la terrible épreuve de la perte d’un fils, Philippe. Un très beau documentaire et un score haut en couleur, on y retrouve tous les ingrédients musicaux de la série, des thèmes riches et émouvants comme celui de l’épisode STAIRWAY TO THE SEA avec toute la fraîcheur des thèmes des AMAZONES : Un grand moment musical !

 

L’aventure symphonique se terminera en 1997 sur LAC BAÏKAL, DERRIERE LE MIROIR, le dernier segment écrit par Jacques-Yves Cousteau avant sa disparition. Ne prévoyant pas une bande musicale originale par manque de budget, la fondation demande à John Scott de prévoir un montage musique avec des thèmes existants.

Malheureusement Jaques Yves Cousteau décède pendant la production à l’âge de 87 ans. Très touché par cette disparition, John Scott décide de rendre hommage à son ami en écrivant une partition originale pour Baïkal. Une œuvre raffinée dans laquelle on retrouve des thèmes connus mais aussi des passages totalement nouveaux portés par la guitare et la mandoline, qui leurs confèrent ce petit caractère italien. Un score royal et évocateur de l'esprit de ce grand homme de la nature.

"J’ai composé Lac Baïkal en ayant à l’esprit le Cousteau que je connaissais, cet homme jeune d’esprit et plein d’entrain. Bien qu’il ait maintenant quitté ce monde, il est toujours là. Lac Baïkal est un peu le résumé de sa vie. Donc la musique n’est pas triste, car elle reflète son âme."  John Scott

 

Nous ne remercierons jamais assez le musicien anglais d’avoir préservé et édité toutes ses merveilleuses partitions sous son label JOS Records, une initiative personnelle rare et très respectée aujourd’hui, inespérée pour tous les fans du musicien. L’œuvre et le combat du Commandant Cousteau s’écoutent et cela grâce à l’initiative de John Scott.

 

 

Jacques-Yves Cousteau

1910 -1997

Toute l'équipe du site

de John Scott

lui rend hommage.

bottom of page